Lutte contre le virus Ebola : Formation des personnels médicaux de la MINUSMA

16 septembre 2014

Lutte contre le virus Ebola : Formation des personnels médicaux de la MINUSMA

 

La MINUSMA propose une formation au personnel des Nations Unies au Mali.

4800 cas suspects, probables et confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été recensés en Afrique de l’ouest. Au 16 septembre, on comptait déjà 2400 décès.

Face à cette situation des plus préoccupantes, le système des Nations Unies, à travers l’OMS au Mali d’une part et la MINUSMA d’autre part, apporte un soutien au Gouvernement malien. Avec un plan de contingence régional élaboré suite à la réunion d’Accra au Ghana en juillet dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a permis la facilitation de la mise en place d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre l’épidémie.

 

Formation par des spécialistes de l’Ecole de Santé Publique de l’Université Johns Hopkins

 

Pour sa part, la MINUSMA a organisé les 9 et 10 septembre derniers, une session de formation au profit du personnel sanitaire de la Mission ainsi que des agences, fonds et programmes des Nations Unies présents au Mali. Des représentants des autorités sanitaires et du corps médical malien ont également été invités à cette réunion. Dispensée par une équipe de spécialistes de l’Ecole de Santé Publique de l’Université Johns Hopkins de Baltimore (US), le but de cette formation était de mettre en place des techniques de distribution d’informations et de prévention, mais également de préparer ces équipes à la prise en charge d’éventuels cas confirmés au Mali. C’est ce que nous explique le Docteur Jean-Gaël RUYFFELAERE, Médecin-chef de la MINUSMA :

« Nous avons invité ces spécialistes pour former les médecins de la Mission mais nous l’avons également ouverte à nos amis Maliens. C’est une session de formation dans le respect du mandat de la MINUSMA. Son objectif est de permettre aux participants de se tenir informés des derniers développements en matière de prévention et de traitement du virus Ebola qui sévit dans la sous- région. Nous faisons face à une pandémie sans précédent au niveau mondial, et il nous faut nous préparer à y faire face, puisque le risque de propagation reste très élevé, bien qu’il n’y ait pas de cas d’Ebola au Mali.».

Entre autres enseignements à retenir de cet échange avec les spécialistes américains, les précautions et mesures pratiques que doivent prendre les personnels soignants au contact des malades afin d’éviter toute contamination. Ainsi, les médecins participants, ont pu prendre connaissance des techniques de retrait des masques et des gants, qui sont les phases les plus propices et les plus risquées de contamination.

 

Centre d'isolement

Par ailleurs et pour compléter le dispositif de la MINUSMA face au virus, la création d’un centre d’isolement d’éventuels malades au sein du personnel de la Mission a été mis en place.

« Nous savons très bien qu’en cas d’Ebola, les autorités maliennes seront très occupées avec leur population dont elles ont la charge. Pour ne pas déborder les hôpitaux et structures de santé maliens, il nous faut donc renforcer nos propres capacités au sein de la MINUSMA. Ceci représentera une aide indirecte pour les hôpitaux maliens puisque si nous sommes en capacité de prendre en charge nos propres agents, cela les soulagera de cette responsabilité et leur permettra de s’occuper de la population en priorité ».

Jusqu’à présent épargné par le virus à fièvre Ebola, le Mali et ses partenaires, se préparent à faire face à l’éventuelle apparition du virus.